Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Conseil de sécurité ont fermement condamné le meurtre de deux Casques bleus égyptiens de l’ONU dans le nord du Mali.
Les Casques bleus – qui servaient au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) – sont morts lorsque leur véhicule blindé a heurté mardi un engin explosif improvisé à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Gao.
Outre les Casques bleus décédés, neuf autres Casques bleus égyptiens ont été grièvement blessés lors de l’attaque de ce convoi logistique, sur la route Tessalit-Gao.
« Le Secrétaire général exprime ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple d’Égypte, pays dont les soldats continuent de payer le plus lourd des tributs au service de la paix au Mali. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a dit son porte-parole dans une déclaration publiée mercredi.
Rappelant que les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international, le Secrétaire général « réitère son appel aux autorités de transition du Mali afin qu’elles ne ménagent aucun effort pour identifier les auteurs de cette attaque et les traduire rapidement en justice ».
Le chef de l’ONU a rendu hommage aux Casques bleus de la MINUSMA qui, « avec détermination et un courage exemplaire, continuent à mettre en œuvre leur mandat dans des circonstances extrêmement difficiles pour soutenir le peuple malien ».
La MINUSMA a noté que les assaillants utilisaient fréquemment des engins explosifs improvisés pour tenter de « paralyser les opérations de la Mission de l’ONU et d’entraver le retour à la paix et à la stabilité au Mali ».
La MINUSMA a noté que 177 de ses Casques bleus ont été tués depuis sa création il y a près de dix ans, dont quatre le mois dernier.
La région du nord du Mali est depuis des années sous l’emprise de terroristes affiliés à l’État islamique, qui se sont également établis dans le centre du pays, ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins.

