Un petit conseil salutaire en journalisme!
par professeur Antoine Nérilus
Chers étudiants en journalisme, vous qui étudiez la science politique et qui convoitez une spécialisation en journalisme, prenez toujours garde de questionner vos invités(es) sur des rumeurs les concernant sans, d’abord, vous être renseignés du point focal dont il s’agit où sans avoir mené vos propres investigations journalistiques y afférentes, quoique très coûteuses.
Je vous suggèrerais de ré-visionner ou de réécouter les fameux entretiens des journalistes suivants, car aujourd’hui tout est à portée de main selon vos aptitudes et compétences en langues: Gough du Canada, Sylvie Aubut du Canada, Michel Lacombe du Canada, Clarens Renois d’Haïti, Robert Philomé d’Haïti, Anderson Cooper des États-Unis.
Par exemple, vous ne les entendrez jamais dire à un(e) invité(e): » Les gens disent que vous allez souvent dans les cafés à la recherche de putes, défendez-vous! ». Ce qui serait une diffusion et une médiatisation irresponsable d’une rumeur souvent politiquement fabriquée à dessein, pouvant être une grande source insidieuse aux conséquences incalculables et incertaines.
Vous entendrez plutôt et parfois à la surprise de tous : » Monsieur Girard, nous allons visionner une vidéo prise à votre insu à « lèche-chouchoune café » où vous étiez dans des ébats avec une blonde; la vidéo avait été prise par Albert Délucher, notre Paparazzi, en date du 5 avril 2022, vers 1h am ». Visionnons-la et discutons-en, honorable invité. Là, vous étonnez le monde et acquerrez plus d’étoiles sur vos épaulettes, et vous clouez, du coup, le bec à l’invité(e) et éblouissez les jeunes apprenants.
Le journalisme vit des rumeurs mais ne les alimente ni les diffuse sans mener des enquêtes. Rumoriser peut être une arme à double tranchant. Le journaliste éclaire les lanternes de l’auditoire, par des méthodes et outils scientifiques, sans outrecuidance ni légèreté excessive liées à un emploi outrancier du mode conditionnel.
On n’entendra jamais cette phrase d’un journaliste qui n’a pas usurpé son titre: » Éméline Michelle aurait été tuée d’un coup de poignard par son petit ami supposé, Jean Jean Roosevelt ». Puis, revenir se dédire dans le même microphone quelques heures plus tard, détruit et le métier et son pratiquant.
La rumeur peut être l’information, la bonne information, non encore confirmée. C’est vrai.
La rumeur peut
être également fabriquée à des motifs les uns les plus criminels que les autres, d’où les précautions à prendre par le professionnel chevronné et qui se respecte.
À chaque fois que le militantisme politique, non avoué et non avouable, se superpose trop crûment à l’éthique journalistique, le métier s’avilit. Mieux vaut procéder par évitement ou par rétention d’informations plutôt que de se suicider professionnellement en dérogeant aux principes généralement admis du journalisme, étant à la fois art et science.
Antoine Nérilus
Enseignant, Politiste. ( langues /sciences politiques)
Enseignant, Politiste. ( langues /sciences politiques)

