Conseil Présidentiel : Walson Sanon dénonce l’arbitraire et appelle à une solution constitutionnelle pour diriger la Transition en Haïti
_Le paysage politique haïtien demeure marqué par des tensions et des débats ardents quant à la direction à prendre pour sortir de la crise actuelle. Au cœur de cette dynamique se trouve l’entrepreneur et dirigeant de l’organisation politique « ANFOS », Walson Sanon. Ce dernier persiste dans son rejet catégorique de la formule du Conseil Présidentiel pour diriger la Transition, une initiative qu’il qualifie d’arbitraire et partisane, imposée par des forces internationales._
Selon Sanon, recourir à une formule illégale pour résoudre la crise politique actuelle en Haïti est inacceptable. Il insiste sur la nécessité de chercher des solutions au sein même de la Constitution, ou du moins en accord avec ses principes fondamentaux. Sa proposition repose sur la désignation d’un juge de la Cour de Cassation pour occuper le poste de président provisoire, une approche qu’il considère conforme aux règles établies et susceptible de restaurer la légitimité gouvernementale.
Le principal argument avancé par Walson Sanon contre le Conseil Présidentiel est le risque qu’il fait peser sur la stabilité politique et sécuritaire du pays. En effet, il craint que cette formule n’entraîne des élections contestées et ne ravive les tensions sécuritaires. Pour lui, seule une démarche ancrée dans le respect du droit constitutionnel peut garantir une transition pacifique et légitime.
À l’encontre de ceux qui voient dans la mise en place du Conseil Présidentiel une solution pragmatique, Sanon rejette catégoriquement cette perspective, mettant en garde contre une aggravation de la crise. Il pointe du doigt le risque de conflits post électoraux, notamment en raison de l’implication des partis politiques dans la composition du Conseil. Par ailleurs, l’ingérence internationale dans les affaires haïtiennes est vivement critiquée par le leader de l’Alliance Nationale des Forces Organisées Solidaires pour Haïti, qui appelle à une prise en charge nationale de la situation. Il estime que les intérêts étrangers ne sont pas alignés avec ceux du peuple haïtien et exhorte ses compatriotes à reprendre en main leur destinée politique.
En ce qui concerne la question de l’insécurité, l’homme politique qui est également entrepreneur prône une implication plus importante des forces armées d’Haïti et de la Police Nationale pour restaurer l’ordre et garantir la sécurité des citoyens. Pour lui, aucune approche étrangère ne pourra apporter la solution à la crise sécuritaire. M. Sanon souligne, par ailleurs, avec amertume le manque de considération dont souffrent les Haïtiens à l’échelle internationale, notamment chez leurs voisins dominicains. Il en appelle à un réveil patriotique pour redonner au pays sa dignité et sa place sur la scène mondiale.
Dans un contexte où les enjeux politiques et sécuritaires demeurent préoccupants, les positions affirmées de Walson Sanon reflètent surtout un appel à la raison, à la légalité et à la souveraineté nationale pour sortir Haïti de l’impasse actuelle

