La fille d’un député américain parmi les victimes
Port-au-Prince, Haïti – Deux jeunes missionnaires américains ont été brutalement assassinés en Haïti jeudi soir, accentuant la crise persistante de la violence des gangs qui paralyse le pays. L’administration du président des États-Unis, Joe Biden, a immédiatement appelé au déploiement rapide d’une force de sécurité dirigée par le Kenya pour stabiliser la situation.
Un appel urgent à l’action
Cet appel est survenu quelques heures après que l’organisation à but non lucratif Missions in Haiti Inc a confirmé la mort de trois de ses missionnaires, abattus par des hommes armés dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Parmi les victimes se trouvent David Lloyd et sa femme, Natalie, qui était la fille du représentant de l’État du Missouri, Ben Baker. Le troisième membre du groupe missionnaire a également été tué lors de cette attaque violente.
Un acte de violence choquant
Davy et Natalie Lloyd, accompagnés de Jude Montis, un membre du personnel haïtien et leader d’église, ont été pris en embuscade par trois camions remplis de membres de gangs alors qu’ils quittaient un service de groupe de jeunes à Missions in Haiti. Selon la page Facebook de l’organisation missionnaire, les assaillants ont volé plusieurs véhicules et les ont chargés de butin provenant de la mission. La situation a dégénéré lorsque qu’un autre gang est arrivé sur les lieux, provoquant un affrontement violent entre les deux groupes.
Une situation désespérée
« On ne sait pas exactement ce qui s’est passé, mais l’un d’eux a été abattu et tué, et maintenant ce gang est passé en mode attaque totale », a écrit un missionnaire recevant des rapports aux États-Unis. « Davy, Natalie et Jude étaient dans ma maison à l’extrémité de la propriété, utilisant l’internet par satellite pour m’appeler. Ils sont donc retranchés là-bas, les gangs ont tiré sur toutes les fenêtres de la maison et continuent de tirer. »
L’inaction des forces de l’ordre
Missions in Haiti a tenté en vain de contacter la police haïtienne. Les lignes téléphoniques ont ensuite été coupées, laissant les missionnaires isolés et sans assistance.
Un appel à l’intervention internationale
Face à cette tragédie, l’administration Biden insiste sur la nécessité d’une intervention internationale pour restaurer la sécurité en Haïti. La proposition d’une force de sécurité dirigée par le Kenya vise à répondre à l’escalade de la violence et à protéger les citoyens et les travailleurs humanitaires sur place.
Une crise humanitaire en cours
La crise en Haïti, exacerbée par la violence des gangs, continue de se détériorer, mettant en péril la vie de nombreux habitants et travailleurs internationaux. La communauté internationale est appelée à réagir rapidement pour éviter d’autres pertes humaines et stabiliser la région.

