Lors d’une conférence de presse conjointe, ce lundi 8 juillet, le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Normil Rameau, et le général kenyan Godfrey Otunga, chef de la Mission Multinationale de Sécurité (MMS), ont promis de rétablir la paix en Haïti. Cette initiative fait suite à l’escalade de la violence des gangs qui a paralysé une grande partie de la capitale, Port-au-Prince.
Engagements des dirigeants
Normil Rameau a fermement déclaré que « la récréation est terminée » pour les gangs, soulignant que les forces de l’ordre vont traquer les criminels et reprendre les territoires occupés. Il a insisté sur l’importance de la collaboration de la population avec la PNH pour réussir ces opérations.
Godfrey Otunga a réitéré la détermination de la MMS à travailler en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes et la communauté internationale pour garantir un environnement sûr. Il a promis que les forces kenyanes et multinationales mèneront des opérations pour restaurer l’ordre et appuyer la PNH dans ses efforts.
Les opérations de la PNH et de la MMS contre les gangs armés seront lancées sans préavis, selon Normil Rameau. Des stratégies spécifiques, basées sur une connaissance approfondie du fonctionnement des gangs, seront mises en œuvre pour maximiser l’efficacité des interventions.
Le général Godfrey Otunga a réitéré l’engagement de la mission kenyane à travailler en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux. « Nous avons un travail à accomplir, et nous sommes déterminés à réussir », a-t-il affirmé. Otunga a également souligné que la force multinationale, mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU, se conformera aux lois nationales et internationales.
Soutien et défis
La mission, soutenue par les Nations Unies avec une aide de plus de 300 millions de dollars des États-Unis, prévoit de déployer un total de 2 500 policiers. Actuellement, 200 policiers kenyans sont déployés en Haïti, avec 800 autres à venir, rejoignant les forces de la Barbade, du Bangladesh, du Bénin, du Tchad, de la Jamaïque et des Bahamas pour atteindre un total de 2 500.
Le Premier ministre haïtien, Garry Conille, a souligné l’urgence d’agir sur la question de la sécurité, bien qu’il ait reconnu les critiques concernant les interventions étrangères passées en Haïti. Conille a rappelé que les gangs armés doivent déposer les armes et se soumettre à l’autorité de l’État, et a promis justice et réparations aux victimes de la violence des gangs.
Récemment, plusieurs incidents violents ont eu lieu, notamment le 4 juillet, où des gangs armés ont tué plusieurs personnes, dont deux inspecteurs divisionnaires de police à Carrefour, et deux autres hommes à Pétionville. Face à ces défis, la coopération entre la PNH et la MMS est cruciale pour restaurer la sécurité et la stabilité en Haïti.
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’impact de cette nouvelle stratégie offensive et pour observer si la promesse de rétablir la paix en Haïti sera tenue.

