L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a été officiellement saisie d’un dossier mettant en cause la Banque Nationale de Crédit (BNC) et trois membres influents du Conseil présidentiel. Une dénonciation formelle a été reçue, indiquant que ces trois Conseillers-Présidents auraient exigé la somme de 100 millions de gourdes de Raoul Pierre-Louis, le président du Conseil d’administration de la BNC, en échange de son maintien en poste.
L’ULCC, connue pour son engagement dans la lutte contre la corruption, est actuellement en train d’examiner les détails de cette affaire pour déterminer s’il s’agit effectivement d’un acte de corruption. Selon une source généralement bien informée, si les accusations sont fondées, l’ULCC pourrait constituer une commission d’enquête pour approfondir l’investigation.
La nouvelle a suscité de vives réactions au sein de la société haïtienne. Emmanuel Ménard, dirigeant de la force Louverturienne réformiste (FLR), a fermement condamné l’implication des membres du Conseil présidentiel de transition dans ce scandale. Il a qualifié cette situation de « honte nationale » et a insisté sur la nécessité d’adopter des sanctions sévères contre les Conseillers-Présidents concernés. Selon M. Ménard, cet incident reflète l’état de dégradation avancée dans lequel se trouve actuellement l’État haïtien.

