Suite aux récents événements des 18 et 19 novembre 2024, marqués par une flambée de violence et d’actes criminels, Alix Didier Fils-Aimé a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration du climat sécuritaire et partagé les inquiétudes légitimes de la population. « Le Premier Ministre partage les préoccupations légitimes de la population pour le rétablissement de la sécurité publique. Suite aux récents événements des 18 et 19 novembre 2024, des mesures ont été prises par le Chef du Gouvernement pour le renforcement de la sécurité dans les principaux axes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince », peut-on lire dans un communiqué de presse de la Primature. Déterminé à garantir la libre circulation des biens et des gens, le gouvernement a pris des mesures immédiates pour le renforcement de la sécurité dans les principaux axes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
« Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sécuritaire pour un mois et s’est engagé à rétablir la libre circulation sur les routes contrôlées par les gangs. Des initiatives pour renforcer la sécurité, comme la création d’un Conseil National de Sécurité (CNS) et d’un Fonds de Soutien à la Sécurité Nationale (FSSN), ont également été annoncées. Le Premier ministre a insisté sur l’importance de la collaboration entre la population, la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) pour rétablir la paix et la sécurité ».
Malgré ces annonces, la découverte macabre d’un homme calciné et décapité devant la résidence du Premier ministre, probablement un cas de lynchage « Bwa Kale », soulève de sérieuses questions quant à la capacité du gouvernement à contrôler la situation.

