Un troisième contingent de policiers kenyans est arrivé en Haïti jeudi pour renforcer la lutte contre les gangs qui sévissent dans le pays. Ce déploiement survient alors que les États-Unis ont décidé de geler 13,3 millions de dollars US prévus pour la mission soutenue par l’ONU.
Les 200 policiers kenyans viennent rejoindre plus de 600 de leurs compatriotes déjà engagés sur le terrain aux côtés de la police nationale haïtienne. Cette force multinationale est également appuyée par des agents de pays comme la Jamaïque, le Guatemala et le Salvador.
Malgré la suspension partielle du financement américain, le commandant de la mission, Godfrey Otunge, a rassuré que cette somme ne représente que 3 % du budget total et que la mission reste pleinement opérationnelle. Les États-Unis et d’autres partenaires continuent d’apporter un soutien logistique et matériel, notamment avec des livraisons de blindés et d’équipements essentiels.
L’expert onusien William O’Neill a souligné l’importance de cette mission pour stabiliser Haïti, où la police locale est débordée par des gangs mieux armés et plus nombreux. Il a appelé à un financement stable pour garantir le succès de l’opération.
Cette mission intervient alors que la violence des gangs s’intensifie. Une attaque en cours depuis le 27 janvier dans la zone de Kenscoff a fait environ 150 morts et laissé plus de 1600 personnes sans abri. Face à cette situation critique, la mission multinationale apparaît comme un espoir pour la stabilisation du pays.

