L’ONU a lancé un appel de fonds de plus de 900 millions de dollars pour aider 3,9 millions de personnes en Haïti en 2025, un pays en proie à la violence des gangs. La capitale, Port-au-Prince, reste sous haute tension, avec des attaques intensifiées ces derniers jours et des affrontements entre forces de l’ordre et groupes armés.
Selon l’ONU, la situation humanitaire s’est détériorée en 2024, avec une insécurité alimentaire croissante et une augmentation des violences. Plus de six millions d’Haïtiens ont besoin d’aide, et un million sont déplacés. En 2024, plus de 5600 morts, 1500 enlèvements et 6000 cas de violences basées sur le genre ont été recensés.
Le plan humanitaire 2025 cible les plus vulnérables, notamment les déplacés et les habitants des zones sous contrôle des gangs. L’an dernier, seuls 44 % des 674 millions demandés ont été collectés, rendant l’aide insuffisante face à l’aggravation de la crise.
Face à cette urgence, une mission multinationale dirigée par le Kenya a été déployée pour lutter contre l’insécurité. Toutefois, avec seulement 1000 policiers sur les 2500 prévus, elle fait face à des défis logistiques et financiers. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, envisage de modifier son mandat pour inclure un soutien logistique direct de l’ONU, afin d’en renforcer l’efficacité contre les gangs qui ravagent Haïti.

