Un juge bloque la fin du programme de « parole humanitaire » pour des milliers d’immigrants
BOSTON, le 10 avril 2025 – Un juge fédéral a annoncé jeudi qu’il suspendra la décision de l’administration Trump de mettre fin à un programme de « parole humanitaire » permettant à plus de 500 000 personnes originaires de Cuba, Haïti, du Nicaragua et du Venezuela de vivre temporairement aux États-Unis.
La juge Indira Talwani a exprimé de sérieuses réserves quant à la justification de cette décision, estimant que mettre fin à cette protection sans explication raisonnable contrevient à la loi. Elle a souligné l’absurdité de forcer ces immigrants légalement présents à « fuir le pays » ou à « tout risquer ».
Le programme permettait à ces individus, arrivés avec des commanditaires financiers, de rester deux ans avec un permis de travail. Son arrêt prévu pour le 24 avril par le département de la Sécurité intérieure exposait les bénéficiaires à une possible expulsion.
Pour des personnes comme Cesar Baez, militant vénézuélien exilé, cette décision représente un soulagement. « Si je retourne au Venezuela, je serai emprisonné », a-t-il confié. D’autres, comme Zamora, une Cubaine de 34 ans, se réjouissent de pouvoir conserver leur droit de travailler.
Les plaignants affirment que cette révocation est illégale et contraire à la procédure administrative. Pour les défenseurs des droits des immigrants, l’administration cible même ceux qui respectent les règles, paient leurs impôts et contribuent à la société américaine.

