P. Diddy reconnu coupable de transport à des fins de prostitution, mais échappe aux charges les plus lourdes
Le verdict est tombé : Sean Combs, alias P. Diddy, a été acquitté des chefs d’accusation les plus graves – trafic sexuel et association de malfaiteurs – mais reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution, à l’issue d’un procès retentissant tenu à Manhattan.
Le jury, après plusieurs jours de délibérations, a retenu qu’il avait déplacé des femmes entre États américains dans le but de les prostituer, une infraction sérieuse mais bien moins lourde que les crimes passibles de prison à vie dont il était initialement accusé.
La justice s’est penchée sur les témoignages glaçants de ses ex-compagnes, notamment la chanteuse Cassie, qui ont décrit un univers de contrôle psychologique, violences, menaces et orgies organisées surnommées les « freak-offs ». Certaines victimes ont témoigné anonymement, décrivant la pression constante pour participer à des actes sexuels non consentis, sous menace d’humiliation ou de ruine.
L’enjeu du procès allait bien au-delà de la vie privée du magnat du hip-hop : il s’agissait de savoir si sa puissance financière et sa célébrité le plaçaient au-dessus des lois. La procureure Maurene Comey a insisté : « L’accusé se croyait intouchable. Il n’est pas Dieu. »
Le juge Arun Subramanian statuera prochainement sur la peine. En attendant, les avocats de P. Diddy ont demandé une libération sous conditions.

