À l’ONU, l’alerte est lancée : sans action urgente, nos villes pourraient se transformer en bidonvilles géants. Près de 3 milliards de personnes vivent sans logement digne. À l’occasion d’un dialogue de haut niveau, la vice-secrétaire générale Amina Mohammed a martelé : « Le logement est un droit humain fondamental, pas un privilège. »
Dans les zones de guerre, le logement est aussi devenu une arme : à Gaza, Marioupol, Port-Soudan ou au Yémen, les habitations sont ciblées, les populations déplacées. Plus de 120 millions de personnes ont été arrachées à leur foyer.
Or, un toit stable est la base de la paix sociale, de la sécurité, de l’éducation et de l’emploi. L’ONU appelle à faire du Nouvel Agenda Urbain une priorité, en misant sur des villes inclusives, sûres et résilientes.
« Investir dans le logement, c’est investir dans la paix », a plaidé Mme Mohammed, espérant que le Sommet social mondial de Doha en novembre 2025 permettra de placer cette question au cœur des politiques publiques.

