Dans une note publiée le 23 juillet, la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) estime que « l’heure ne se prête pas à l’adoption d’une nouvelle Constitution ».
Si elle reconnaît certains aspects positifs de l’avant-projet — modernisation de l’État, droits renforcés pour la diaspora, inclusion des femmes et des jeunes —, la CEH pointe de graves lacunes : un processus peu inclusif, l’absence d’assemblée constituante élue, un renforcement excessif du pouvoir présidentiel et des droits sociaux sans garanties concrètes.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et la paralysie de l’État, les évêques plaident pour que la priorité soit donnée à la paix, à la sécurité et à la gouvernance. « Une Constitution est un pacte social qui exige un large consensus national », rappellent-ils. Ils appellent à éviter l’irréparable : « Trop de sang a coulé. Trop de jeunes ont perdu espoir. »

