La Communauté des Caraïbes (CARICOM) a exprimé son intérêt et son anticipation face au dépôt, par les États-Unis et le Panama, d’un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant une assistance sécuritaire accrue à Haïti. Ce texte intervient alors que la situation du pays se détériore rapidement, marquée par une flambée de meurtres, d’enlèvements, de violences sexuelles et de déplacements massifs orchestrés par les gangs armés.
Le projet de résolution reconnaît la contribution de la Mission multilatérale de soutien à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya, et salue l’appui des États membres et des donateurs. Il propose la création d’une « Force de suppression des gangs (GSF) », composée de 5 500 personnels, dotée d’un mandat robuste et épaulée par un Bureau de soutien des Nations Unies en Haïti. Tandis que la GSF serait financée par des contributions volontaires, le Bureau serait soutenu par le budget régulier de l’ONU.
Le texte intègre également les recommandations du Secrétaire général, validées par le gouvernement haïtien, ainsi que la récente feuille de route de l’Organisation des États américains (OEA), qui pourrait offrir un appui logistique supplémentaire.
Réaffirmant son plaidoyer en faveur d’Haïti, membre de la CARICOM, l’organisation régionale appelle les membres permanents du Conseil à agir. « Le peuple haïtien traverse une tempête parfaite de souffrances », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU. Pour la CARICOM, l’adoption de ce projet de résolution constituerait une lueur d’espoir pour une population qui endure depuis trop longtemps.

