Le président américain a transmis au Congrès sa liste annuelle des pays considérés comme majeurs pour le transit ou la production illicite de drogues. Vingt-deux États y figurent, dont l’Afghanistan, la Chine, le Mexique, la Colombie, le Venezuela, Haïti et plusieurs pays d’Amérique centrale et des Caraïbes.
Cinq pays – Afghanistan, Bolivie, Birmanie, Colombie et Venezuela – sont pointés comme ayant « échoué de manière démontrable » à respecter leurs engagements antidrogues. Néanmoins, une partie de l’aide américaine leur sera maintenue pour des raisons d’intérêt national.
La Maison-Blanche met particulièrement l’accent sur la crise du fentanyl, qualifiée « d’urgence nationale » et cause première de décès chez les Américains de 18 à 44 ans. Le président se félicite d’une baisse récente des overdoses grâce à un renforcement sécuritaire aux frontières et à une coopération accrue avec le Mexique, qui a livré 29 chefs de cartel aux autorités américaines.
La Chine est accusée de rester le principal fournisseur mondial de précurseurs chimiques du fentanyl. Washington a répondu par des sanctions commerciales, dont une surtaxe de 20 % et la fin du régime de minimis pour les petits envois.
La décision souligne la volonté américaine de combiner pressions diplomatiques, économiques et judiciaires pour réduire les flux de drogue, tout en avertissant que les pays manquant à leurs obligations s’exposent à de « sérieuses conséquences ».

