La crise politique haïtienne s’est encore intensifiée après la publication, en début de semaine, de messages privés entre le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean et les représentations américaine et canadienne. Ces échanges, décrits comme des pressions directes des diplomates, ont provoqué l’indignation du Bureau de suivi de l’accord de Montana (BSA), qui dénonce des « agissements arrogants » de la part de partenaires étrangers.
Washington accuse Fritz Alphonse Jean de liens avec des groupes criminels — une affirmation qu’il rejette fermement, y voyant une « mascarade » destinée à l’écarter alors que se poursuit le bras de fer autour du maintien du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis ont également révoqué son visa.
Le BSA, qui avait désigné M. Jean au Conseil présidentiel de transition, critique à la fois l’attitude des diplomates et l’« échec » du pouvoir en place, accusé d’avoir plongé l’État dans la « destruction accélérée ».
Tout en dénonçant un recours abusif aux sanctions comme instrument de pression politique, l’accord de Montana appelle la population à bâtir une alternative nationale capable de restaurer souveraineté, sécurité et justice sociale, loin de toute tutelle internationale.

