Le Ministère de la Santé Publique et de la Population a remis la Surveillance des Décès Maternels et Réponse (SDMR) au centre du jeu, ce vendredi 28 novembre, lors d’un atelier de travail qui sonnait presque comme un appel collectif au réveil. Autour de la table : directeurs centraux, experts de la santé et partenaires techniques, tous réunis pour remettre de l’ordre, de la cohérence et surtout du rythme dans une stratégie trop longtemps ralentie.
Au cœur des échanges, la Directrice de la DSF, Dr Cassandre Milord Michel, a fixé le ton : il faut réactiver, restructurer, recentrer. Accès aux soins, protection des plus vulnérables, prévention — trois priorités martelées comme un rappel à l’urgence nationale.
Le ministre Dr Bertrand Sinal, lui, a insisté sur la nécessité d’harmoniser les efforts, d’intégrer les initiatives éparpillées et d’assumer pleinement une redevabilité fondée sur l’examen rigoureux de chaque décès maternel. Une manière de dire que l’inaction n’est plus une option.
Le Directeur général, Dr Gabriel Thimothé, a renforcé le message en mettant en avant la prévention communautaire, la cohérence des comités et l’usage discipliné des données. Il plaide pour une participation élargie des acteurs et l’intégration progressive du volet périnatal.
En filigrane, l’atelier a dessiné une dynamique nouvelle : structurer, planifier, agir. Une étape décisive pour relancer le Comité National SDMR et espérer, enfin, infléchir durablement la mortalité maternelle dans le pays.

