Le dossier Carel Pedre prend une tournure plus sombre. La personnalité médiatique haïtienne de 45 ans, arrêtée en Floride dans une affaire de violence domestique, a été transférée par l’ICE vers un centre de détention du sud de la Floride tristement surnommé « Alligator Alcatraz », a rapporté Haitian Times. Officiellement nommé Florida Soft Side South, ce site isolé, aux portes des Everglades, cristallise depuis des années les critiques pour ses conditions jugées inhumaines.
Selon des sources policières, Pedre aurait été placé sous surveillance anti-suicide dès la nuit de son arrestation, une information alimentée par des images circulant en ligne. Malgré les démarches de ses avocats pour le maintenir en détention locale, l’ICE l’a pris en charge le 24 décembre, puis transféré le jour de Noël vers ce centre au cœur des marécages, symbole de la politique d’expulsions accélérées.
En parallèle, sa compagne Richelle Robinson a rompu le silence sur les réseaux sociaux à travers des messages énigmatiques évoquant la foi et le deuil, déclenchant une vague de réactions. Le mot-clé #freecarel envahit Instagram et TikTok, porté par des milliers de soutiens de la diaspora.
Fondateur de Chokarella et figure influente de la culture populaire haïtienne, Carel Pedre voit désormais son sort suspendu entre justice pénale et machine migratoire. Un cas emblématique qui relance le débat sur le traitement des détenus immigrés aux États-Unis.

