Lors de la 33e édition des Mardis de la Nation, le directeur général du Fonds national de l’éducation (FNE), Élysée Collagène, a présenté les orientations de l’institution pour 2026, axées sur des changements administratifs et financiers.
Selon le responsable, un diagnostic interne a mis en évidence des faiblesses dans les procédures de gestion. En réponse, le FNE a engagé l’élaboration de manuels de procédures financières et comptables, ainsi que la soumission au conseil d’administration d’un projet de règlement intérieur et d’un avant-projet d’arrêté visant à préciser l’application de la loi de 2017 portant création du fonds.
Le processus d’octroi des subventions a également été modifié. La décision n’est plus centralisée au niveau de la direction générale, mais transférée à des structures internes. La distribution des chèques a été temporairement suspendue afin de revoir les critères d’attribution.
Désormais, les chèques pour frais scolaires doivent être émis au nom des établissements et non des parents, afin de renforcer la traçabilité. Une commission de suivi est chargée de superviser l’application de cette mesure. Sur plus de 7 000 demandes reçues, 543 dossiers ont été retenus pour un premier décaissement annoncé dans les prochains jours, après vérification d’irrégularités dans plusieurs dossiers.
Le FNE indique également avoir mis en place un comité technique chargé d’évaluer les projets soumis, dans un contexte de ressources limitées. L’institution affirme qu’en 2023, elle faisait face à une dette estimée à 2 milliards de gourdes pour un solde de 2,5 milliards, tandis que la trésorerie actuelle atteindrait 5,9 milliards de gourdes.

