Le processus de recrutement de la 37e promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH) se poursuit dans plusieurs centres d’inscription à travers le pays. Des centaines de postulants se présentent quotidiennement pour déposer leurs dossiers, dans l’espoir d’intégrer une institution en manque criant d’effectifs, alors que l’insécurité reste élevée dans de nombreuses zones.
Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du programme P4000+, un dispositif visant à augmenter rapidement le nombre de policiers et à renforcer certaines capacités opérationnelles de la PNH, avec l’appui financier et technique de partenaires internationaux, notamment l’ambassade des États-Unis. Selon les autorités, l’objectif est d’accélérer la formation et l’intégration de nouvelles recrues afin de soutenir les unités déjà déployées sur le terrain.
Parallèlement, la fin du processus d’évaluation de la 36e promotion est annoncée, et l’École nationale de police se prépare à accueillir une nouvelle cohorte en formation. Toutefois, plusieurs observateurs soulignent que l’augmentation du nombre d’agents, à elle seule, ne suffira pas à inverser durablement la situation sécuritaire, sans investissements soutenus dans la formation, l’équipement, la logistique et la protection des policiers.
Dans un contexte de crise prolongée, le recrutement massif apparaît comme une réponse d’urgence, attendue par une population en quête de sécurité, mais dont l’impact réel dépendra de la capacité de l’État à transformer ces nouvelles recrues en forces opérationnelles efficaces et encadrées.

