Le parlementaire de gauche José Maria Balcazar a été élu mercredi à la présidence du Congrès péruvien, accédant automatiquement à la tête de l’État par intérim, au lendemain de la destitution de José Jeri. À 83 ans, cet avocat et ancien magistrat devient le huitième chef d’État du Pérou depuis 2016, illustration d’une instabilité politique persistante.
Élu au second tour avec 60 voix contre 46 à la centriste Maria del Carmen Alva, il dirigera le pays jusqu’à l’investiture du prochain président, à l’issue de l’élection d’avril. « Nous garantirons une transition démocratique pacifique et transparente », a-t-il déclaré après sa prestation de serment.
Sa nomination intervient dans un climat tendu. Visé par des enquêtes pour corruption présumée et appropriation illicite de fonds, Balcazar avait aussi suscité la controverse en 2023 pour des propos sur le mariage infantile.
Son prédécesseur, José Jeri, a été destitué par 75 voix au Parlement, sur fond d’enquêtes pour trafic d’influence. Cette nouvelle transition confirme la fragilité chronique des institutions péruviennes, alors que le scrutin du 12 avril s’annonce très ouvert, avec plus de 30 candidats en lice.

