Les États-Unis ont intensifié mardi leurs pressions sur Cuba pour qu’elle engage davantage de réformes économiques, au moment où l’île tente de rétablir l’électricité après une nouvelle panne générale.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé insuffisantes les mesures annoncées par La Havane permettant à la diaspora d’investir et de détenir des entreprises privées sur l’île. Selon lui, « un changement radical » est nécessaire pour relancer une économie en crise.
Le président Donald Trump a également évoqué d’éventuelles actions imminentes concernant Cuba, alors que des pourparlers entre les deux pays sont en cours.
L’économie cubaine, fragilisée par plusieurs années de crise et par l’embargo américain en vigueur depuis 1962, est confrontée à de graves pénuries d’énergie. La coupure nationale survenue lundi est la sixième en moins d’un an et demi.
Selon la compagnie publique d’électricité, près de 45 % des foyers de la capitale avaient retrouvé le courant mardi à la mi-journée, tandis que le réseau était rétabli sur une grande partie du territoire.
Les autorités cubaines attribuent ces difficultés aux sanctions américaines et à l’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de l’île.

