La Coupe du monde 2026 marque un tournant dans l’histoire du football international : près d’un joueur sur quatre représente une sélection nationale différente de son pays de naissance, illustrant le poids croissant des diasporas dans les effectifs des équipes qualifiées.
Selon une analyse des listes officielles, 289 des 1 248 joueurs engagés, soit plus de 23 %, sont nés à l’étranger. Cette proportion dépasse largement le précédent record observé lors du Mondial 2022, où elle avoisinait 17 %.
Le phénomène est particulièrement visible en Afrique. La République démocratique du Congo aligne 20 joueurs nés hors du pays, principalement en France et en Belgique. Le Maroc en compte 19, devant l’Algérie (16) et la Tunisie (15). À l’inverse, l’Afrique du Sud ne présente aucun joueur né à l’étranger, tandis que l’Égypte n’en compte qu’un.
La sélection haïtienne illustre également cette tendance : sur 26 joueurs, 16 sont nés hors d’Haïti, notamment en France, aux États-Unis, au Canada et en Suisse.
Les spécialistes attribuent cette évolution à l’assouplissement des règles d’éligibilité de la FIFA, à la professionnalisation du recrutement des binationaux et au niveau élevé des centres de formation européens, particulièrement en France. Pour de nombreux joueurs, représenter le pays de leurs origines offre l’opportunité d’accéder à la scène internationale, dans un contexte où la concurrence est très forte au sein des grandes sélections européennes.
Au-delà de l’attachement identitaire, les observateurs estiment que ce choix répond aussi à des considérations sportives et professionnelles, la participation à une Coupe du monde constituant un atout majeur dans la carrière d’un footballeur.
source RFI

