Le gouvernement des États-Unis a décidé de ne pas renouveler le programme de parole humanitaire destiné aux ressortissants de quatre pays – le Venezuela, Haïti, Cuba, et le Nicaragua – qui leur permettait d’entrer et de résider temporairement aux États-Unis.
Ce programme, initié sous l’administration Biden, visait à réduire les traversées illégales à la frontière américano-mexicaine en offrant un chemin légal d’entrée pour les personnes ayant des parrains financiers aux États-Unis. Introduit en octobre 2022 pour les Vénézuéliens et étendu en janvier 2023 aux trois autres nationalités, il a permis à environ 530 000 migrants de venir légalement aux États-Unis pour une durée de deux ans.
Cette annonce signifie que les bénéficiaires actuels du programme devront chercher une voie légale alternative pour rester, sinon ils devront quitter le pays ou risquer la déportation. Certains d’entre eux peuvent demander un statut de protection temporaire (Temporary Protected Status, TPS), ou tenter d’obtenir l’asile s’ils remplissent les critères nécessaires, mais tous n’auront pas cette option. Les ressortissants cubains, eux, peuvent demander une carte verte sous la loi d’ajustement cubain datant de la guerre froide.
La décision de ne pas renouveler la parole humanitaire a suscité des critiques de la part des défenseurs des droits des migrants, qui estiment qu’elle pourrait entraîner de nouveaux défis pour ceux qui se retrouvent dans une situation légale incertaine. Toutefois, cette mesure a également reçu un accueil favorable auprès des opposants républicains, qui ont critiqué le programme pour son manque de transparence et les risques de fraude associés.
Les implications de cette décision se feront ressentir pour de nombreuses familles et communautés qui espéraient une solution plus stable.

