Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité, le 29 janvier, une résolution renouvelant le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), une décision saluée par les États-Unis comme une étape clé vers la stabilisation du pays.
S’exprimant après le vote, la représentante suppléante américaine pour les affaires politiques spéciales, Jennifer Locetta, a remercié le Panama, coauteur du texte, pour son rôle dans l’aboutissement de la résolution. Washington a réaffirmé son soutien à la sécurité et à la stabilité d’Haïti, estimant que le maintien du Premier ministre Fils-Aimé à la tête du gouvernement est « essentiel » pour lutter contre les gangs armés et restaurer l’ordre.
Les États-Unis ont également appelé à la dissolution du Conseil présidentiel de transition d’ici le 7 février, conformément à une déclaration attribuée au secrétaire d’État Marco Rubio, afin d’éviter toute ingérence d’acteurs jugés corrompus dans le processus électoral.
La résolution prévoit un mandat resserré pour le BINUH, recentré sur ses missions essentielles : l’appui à la préparation des élections, le soutien à un programme de désarmement et de réintégration des membres de gangs, ainsi que le suivi rigoureux de la situation sur le terrain.
Washington a insisté sur la nécessité pour l’ONU de concentrer son action sur le maintien de la paix et de la sécurité, tout en soulignant la complémentarité du BINUH avec la force multinationale de lutte contre les gangs et les autres mécanismes internationaux engagés en Haïti.

