Quito — L’Équateur a mené vendredi une opération militaire contre un camp d’entraînement d’un groupe narco-criminel opérant près de la frontière avec la Colombie, avec le soutien des États-Unis, ont annoncé les autorités équatoriennes.
Selon le ministère équatorien de la Défense et le président Daniel Noboa, le bombardement a visé une base du groupe Commandos de la Frontière (CDF), une faction dissidente liée à l’ancienne guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
L’opération s’est déroulée dans la province amazonienne de Sucumbíos, au nord-est du pays. Les autorités ont indiqué que le site servait de zone d’entraînement pour ce groupe armé impliqué dans des activités de narcotrafic.
Le ministère de la Défense équatorien a souligné que l’intervention avait été réalisée « avec le soutien des États-Unis », mettant en avant l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre les organisations criminelles transnationales.
De son côté, le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, le United States Southern Command (SouthCom), avait annoncé plus tôt cette semaine que Washington et Quito renforceraient leur collaboration contre des organisations classées terroristes dans la région.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a confirmé que l’action avait été menée à la demande de l’Équateur afin de « démanteler les réseaux narcoterroristes ».
Selon les autorités équatoriennes, les Commandos de la Frontière seraient responsables de l’assassinat de 11 militaires équatoriens en mai 2025.
L’Équateur est devenu ces dernières années un point stratégique du trafic de drogue en Amérique latine : environ 70 % de la cocaïne produite par ses voisins, la Colombie et le Pérou, transiterait par son territoire avant d’être exportée via ses ports sur l’océan Pacifique. Cette situation a contribué à une hausse marquée des violences liées au crime organisé dans le pays.

