Avec un investissement colossal de 260 millions de dollars, le Cincinnati Open entend s’imposer comme le plus prestigieux des tournois combinés 1000, au point de briguer officieusement le statut de “cinquième Grand Chelem”.
Sous l’impulsion de Ben Navarro — père de la joueuse américaine Emma Navarro et fondateur de Beemok Sports, propriétaire de la licence — le site a été entièrement métamorphosé : dix nouveaux courts, dont un stade en contrebas de 2 000 places, et un salon des joueurs sur deux étages.
La N.1 mondiale Aryna Sabalenka, tenante du titre, a qualifié les rénovations d’“impressionnantes”, même si elle a plaisanté sur la taille de la salle à manger. Daniil Medvedev, vainqueur en 2019, et Jeļena Ostapenko, championne en double en 2022, ont également salué un tournoi au niveau des Grands Chelems, louant l’engagement de la famille Navarro.
Mais Mason, petite ville de 40 000 habitants située à 30 miles de Cincinnati, souffre d’un déficit d’image face aux autres Masters 1000 organisés dans de grandes métropoles (Rome, Madrid, Miami, Toronto/Montreal, Indian Wells). De plus, le calendrier, à quelques semaines de l’US Open et en chevauchement avec le Canadian Open, entraîne des forfaits de stars, comme Naomi Osaka et Victoria Mboko cette année.
Reste que sa proximité avec Flushing Meadows joue en sa faveur : ces deux dernières saisons, les vainqueurs de Cincinnati ont également triomphé à l’US Open, renforçant son aura sur le circuit.

