Une quinzaine de conducteurs de taxi ont manifesté lundi à l’aéroport international Montréal-Trudeau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de conditions de travail « abusives » imposées par Taxelco, l’entreprise à qui Aéroports de Montréal (ADM) a confié la gestion opérationnelle des taxis depuis le 1er mai 2025. Pancartes à la main — « Stop the intimidation », « Respect des chauffeurs = respect de la loi » — les manifestants ont décrit un climat « toxique », marqué par l’intimidation et une pression financière jugée insoutenable.
Les chauffeurs accusent Taxelco de multiplier les frais et d’imposer des exigences qu’ils estiment démesurées, notamment l’installation obligatoire d’écrans publicitaires servant de terminal de paiement. « Certains sont obligés de dormir dans leur voiture pour survivre », déplore Abdelhamid Kouicem, qui affirme que les conducteurs, pourtant travailleurs autonomes, sont traités comme des salariés. Le Groupement des chauffeurs de taxi à l’aéroport de Montréal a déjà saisi la Cour supérieure du Québec pour contester la situation.
ADM assure que la manifestation n’a pas perturbé les opérations et renvoie la responsabilité à Taxelco. De son côté, le PDG Frédéric Prégent dit « prendre acte » des doléances, tout en rappelant que l’entreprise agit conformément à l’entente signée avec ADM. Sur le terrain, les chauffeurs, eux, parlent d’un modèle à bout de souffle.

