À Minneapolis, les affrontements entre manifestants et agents fédéraux se poursuivent six jours après la mort de Renee Good, abattue par un agent de l’immigration alors qu’elle conduisait. Mardi, la police fédérale a eu recours à des gaz lacrymogènes et des produits irritants pour disperser la foule, tandis que des résidents protestaient à proximité du site du drame.
La controverse a entraîné la démission d’au moins cinq procureurs du bureau fédéral local, confrontés aux critiques sur la gestion de l’enquête. Le FBI poursuit ses investigations, mais le département de la Justice a exclu tout fondement pour une poursuite pour violation des droits civiques.
Dans la ville et ses environs, la présence accrue de plus de 2 000 agents de l’ICE a provoqué une mobilisation citoyenne sans précédent : sifflets, tambours et manifestations devant des bâtiments fédéraux et dans des écoles. Les autorités locales, soutenues par le Minnesota, ont saisi la justice pour contester ce déploiement massif, arguant d’une violation du Premier Amendement et d’autres protections constitutionnelles.
Le maire Jacob Frey et le gouverneur Tim Walz dénoncent l’impact sur la vie quotidienne et appellent à une enquête indépendante, tandis que le gouvernement fédéral défend l’action de ses agents. La situation illustre la tension persistante entre politiques fédérales et autorités locales sur le contrôle de l’immigration dans les États progressistes.

