Le gouvernement costaricien a annoncé mardi avoir mis au jour un projet présumé d’assassinat visant le président Rodrigo Chaves, à un peu plus de deux semaines des élections présidentielle et législatives prévues le 1er février. L’information, révélée par les services de renseignement, intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions institutionnelles.
Selon Jorge Torres, directeur du renseignement et de la sécurité nationale, le complot aurait été identifié grâce à une « source confidentielle » faisant état du paiement d’un tueur à gages. Les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les circonstances ou les motivations de ce projet criminel présumé. Le responsable du renseignement s’est refusé à établir un lien direct avec le scrutin à venir.
Le procureur général, Carlo Díaz, a pour sa part minimisé toute dimension politique, indiquant qu’une enquête était en cours et qu’une suspecte, décrite comme très active sur les réseaux sociaux, avait été identifiée, sans plus de précisions.
Cette annonce survient alors que Rodrigo Chaves, constitutionnellement empêché de briguer un second mandat, soutient la candidature de son ancienne ministre Laura Fernandez, donnée favorite. Le chef de l’État s’apprête par ailleurs à accueillir son homologue salvadorien Nayib Bukele pour le lancement d’un projet de méga-prison inspiré du modèle sécuritaire du Salvador, suscitant l’inquiétude de l’opposition.
Critiqué pour des dérives autoritaires, le président sortant entretient des relations conflictuelles avec les principales institutions du pays, qu’il accuse de chercher à affaiblir son action. Une confrontation politique qui pèse lourdement sur la fin de son mandat.

