Le gouvernement de Cuba a annoncé jeudi la libération de 2 010 détenus, une mesure présentée comme un « geste humanitaire et souverain », dans un contexte de discussions avec l’administration du président américain Donald Trump.
Selon le quotidien officiel Granma, cette décision repose sur plusieurs critères, dont la nature des infractions, le comportement en détention, le temps déjà purgé et l’état de santé des prisonniers concernés.
Cette amnistie, l’une des plus importantes ces dernières années sur l’île, intervient alors que les relations entre La Havane et Washington restent marquées par de fortes tensions. Les autorités cubaines ont toutefois rejeté toute idée de pression américaine dans cette décision.
Elle survient également au lendemain d’un appel du principal diplomate cubain aux États-Unis en faveur d’une coopération pour relancer une économie en difficulté, sans avancée concrète à ce stade.
En mars, Cuba avait déjà libéré 51 détenus dans le cadre d’un accord avec le Vatican.
Des organisations de défense des droits humains estiment que plusieurs centaines de prisonniers politiques restent incarcérés dans le pays, sans qu’il soit précisé combien d’entre eux figurent parmi les bénéficiaires de cette nouvelle mesure.

