La skieuse américaine Mikaela Shiffrin s’est récemment illustrée autrement qu’en compétition, appareil photo en main au Barclays Center, pour immortaliser un match NBA. Comme elle, plusieurs athlètes de haut niveau explorent ponctuellement la photographie sportive, un phénomène amplifié par les réseaux sociaux.
L’initiative, née souvent d’opportunités médiatiques, vise à diversifier l’image des sportifs. La basketteuse Caitlin Clark a inspiré cette dynamique, suivie notamment par les gymnastes Suni Lee et Simone Biles. Leurs clichés, largement diffusés, offrent un regard inédit, plus intime, sur les événements.
Pour les franchises et ligues, l’opération est gagnante: elle génère un contenu original et engageant, tout en élargissant l’audience. «C’est une proximité nouvelle avec les fans», souligne l’agence Octagon.
Mais certains professionnels s’inquiètent d’une banalisation du métier. La photographe Arianna Grainey rappelle les exigences du terrain, entre longues heures et contraintes techniques.
Sans ambition de reconversion immédiate, ces incursions restent ponctuelles. Elles témoignent néanmoins d’une mutation: les athlètes deviennent aussi créateurs, à l’heure où l’image est devenue centrale dans l’économie du sport.

