Tertullien Marcelin Guilbaud naquit le 22 mai 1856 à Port-de-Paix. Après des études aux lycées Philippe Guerrier du Cap-Haïtien et Alexandre Pétion de Port-au-Prince, il s’installa à Paris pour y suivre des études de droit. Devenu avocat, il enseigna au Lycée Philippe Guerrier et fonda en 1894 la première école libre de droit au Cap-Haïtien.
Parallèlement, il s’illustra dans la poésie patriotique en publiant les œuvres Higuemata (1876), Patrie (1885), Espérances et souvenirs (1885) et Feuilles aux vents (1888), qui furent plus tard intégrées par Louis Morpeau dans son anthologie de la poésie haïtienne. Sa carrière politique débuta au Parlement comme sénateur de la République entre 1900 et 1902, avant d’être nommé membre du tribunal international de la Haye le 21 juillet 1908.
Il devint ministre de la Justice sous les gouvernements de Cincinnatus Leconte (1911-1912), puis de Vilbrun Guillaume Sam (1915).Nommé ministre plénipotentiaire à Paris de 1916 à 1920, il y signa le traité de Versailles en 1919 au nom d’Haïti. Honoré comme délégué lors du premier Congrès panafricain de 1919, il devint plus tard ministre de l’Instruction publique sous la présidence de Sténio Vincent. Il s’éteignit le 22 mai 1937.

