Les États-Unis ont réaffirmé vendredi que le rétablissement de la sécurité en Haïti constituait une condition essentielle à l’organisation d’élections générales, dont la date demeure incertaine en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
Le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau s’est entretenu à Port-au-Prince avec le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé. Les discussions ont porté sur la lutte contre les groupes armés, le renforcement des institutions de sécurité et les perspectives électorales.
Selon un communiqué du gouvernement haïtien, les deux responsables ont évoqué les efforts visant à reprendre le contrôle de zones stratégiques de la capitale, largement affectées par la violence des gangs armés.
Washington a également réitéré son soutien au renforcement de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées haïtiennes, tout en soulignant l’importance de restaurer l’autorité de l’État avant la tenue du scrutin.
La semaine dernière, le Premier ministre avait déclaré que les élections ne pourraient avoir lieu qu’après un recul significatif de l’influence des groupes armés, une position qui alimente les doutes sur la possibilité d’organiser les élections prévues initialement cette année.
Selon les données récentes du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), au moins 1 642 personnes ont été tuées et 745 blessées durant le premier trimestre de 2026 dans le contexte des violences armées. Les gangs, les opérations des forces de sécurité et les groupes d’autodéfense figurent parmi les principaux acteurs impliqués dans ces violences.
La crise sécuritaire continue de représenter l’un des principaux obstacles au retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.

