Jacques Roumain, né le 4 juin 1907 à Port-au-Prince, fut un écrivain, homme politique, journaliste et ethnologue haïtien. Après des études secondaires et universitaires menées en Suisse, en Allemagne, en France et en Espagne, il réintégra son pays natal en 1927.
Il cofonda immédiatement « La Revue Indigène », organe central du mouvement nationaliste et littéraire contre l’occupation américaine, et publia ses premiers recueils de nouvelles comme « La Proie et l’ombre » et « La Montagne ensorcelée ». Son opposition politique active lui valut plusieurs incriminations.
Secrétaire général fondateur du Parti communiste haïtien en 1934, la parution de son essai « Analyse schématique 32-34 » provoqua sa condamnation à trois années de détention sous le régime de Sténio Vincent. Libéré en 1936, son exil le conduisit à Paris, où il étudia l’ethnologie au Musée de l’Homme, puis à New York et à La Havane auprès de Nicolás Guillén.
Rappelé en Haïti en 1941, il créa le Bureau d’ethnologie de la République d’Haïti. Nommé chargé d’affaires au Mexique en 1942, il y acheva la rédaction de son chef-d’œuvre romanesque, « Gouverneurs de la rosée », avant de s’éteindre prématurément à Port-au-Prince le 18 août 1944.

