La décision de la Cour suprême des États-Unis autorisant l’administration de Donald Trump à mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé à des centaines de milliers d’Haïtiens plonge une partie de la communauté de Springfield, dans l’Ohio, dans l’incertitude, a rapporté le New York Times.
Cette ville d’environ 60.000 habitants accueille plus de 10.000 Haïtiens, arrivés principalement entre 2020 et 2024. Employés dans l’industrie manufacturière, la logistique et l’agroalimentaire, ils ont contribué à répondre aux besoins de main-d’œuvre de plusieurs entreprises locales et au redressement économique de la municipalité.
La décision de justice ouvre la voie à la fin des protections migratoires dont bénéficiaient environ 330.000 Haïtiens aux États-Unis. À Springfield, des responsables religieux, des associations et des habitants redoutent des expulsions et leurs conséquences sur l’économie locale et les familles concernées.
Depuis l’annonce du jugement, plusieurs organisations communautaires ont renforcé leur assistance aux migrants, tandis que des églises et des groupes de bénévoles se mobilisent pour soutenir les familles vulnérables. De nombreux bénéficiaires du TPS, installés depuis plusieurs années, disent craindre de perdre leur emploi, leur logement et d’être contraints de retourner en Haïti, où la situation sécuritaire demeure particulièrement instable.

