Des dirigeants politiques haïtiens réagissent à la note du secrétaire général de l’OEA, considéré comme un véritable réquisitoire contre l’échec de la communauté internationale en Haïti, nonobstant la très grande implication de la situation actuelle du pays.
Le secrétaire général du RDNP, Eric Jean-Baptiste, dit prendre acte de ce revirement spectaculaire y voyant une aubaine pour les Haïtiens de prendre en main le destin de leur pays.
Le coordonnateur du parti UNIR-Haïti, Jean Clarens Renois, parle d’une prise de position courageuse du secrétaire général de l’OEA et pense que les acteurs haïtiens devraient eux aussi faire leur mea culpa car ils ont commis de graves erreurs qui ont conduit le pays de ce chaos.
Cet aveu d’échec n’augure aucun changement de paradigme dans la politique de l’Internationale vis-à-vis d’Haïti, selon le porte-parole du collectif des anciens députés de l’opposition et Alliés, Abel Descollines. Il rappelle que d’autres diplomates étrangers ont par le passé reconnu et dénoncé l’échec de la communauté internationale en Haïti.
L’ancien ministre des affaires étrangères Claude Joseph se réjouit que le Secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, ait considéré la nécessité de rendre justice au président Jovenel Moïse comme un préalable à la résolution de la crise haïtienne.
Cette position constitue un désaveu cinglant pour le premier ministre et son gouvernement, qui ont tout fait pour entraver l’enquête et tenter désespérément d’enterrer le dossier, indique Claude Joseph.
Vision 2000

