De nombreux commerçants du secteur informel sont décapitalisés à cause de la crise sécuritaire.
Les marchandes de produits alimentaires locaux, dénommées, en créole Madan Sara, figurent parmi les principales victimes du blocus de Martissant imposé par les gangs Village de Dieu et Grand Ravine.
Une responsable d’association de marchandes explique que ces entrepreneures ne peuvent rembourser les dettes auprès des créanciers. Les marchandises ne peuvent être acheminées au marché de la Croix des Bossales, principal centre commercial du pays.
Les madan sara sont contraintes de vendre leurs produits sur des marchés publics secondaires notamment à Carrefour.
En outre de grandes quantités de légumes sont régulièrement jetées en raison des blocus des gangs armés.

