L’ex-président américain, Donald Trump, cherchant à consolider son emprise sur le parti républicain avant les élections de mi-mandat de novembre, est allé faire campagne samedi en Alaska pour Sarah Palin, cette figure du populisme américain qui, selon bien des observateurs, lui a ouvert la voie.
Sans surprise, il a continué d’entretenir le mystère sur sa candidature en 2024, et à marteler sa théorie complotiste d’une victoire volée par Joe Biden à la dernière présidentielle.
Il était venu soutenir Sarah Palin, l’ancienne gouverneure de l’État américain septentrional, l’une des toutes premières figures du mouvement populiste et anti-élites dont Donald Trump s’est fait le champion.
Sarah Palin, 58 ans, brigue l’unique siège de l’Alaska à la Chambre des représentants des États-Unis, vacant après le décès soudain du républicain Don Young, qui l’occupait depuis 49 ans.
Son ascension a, selon de nombreux observateurs, ouvert la voie à l’ascension de Donald Trump vers la Maison-Blanche, qu’il a conquise huit ans plus tard.
Sarah Palin a raconté au public qu’elle l’avait soutenu dès le début de sa campagne en 2016, parce que le milliardaire new-yorkais l’avait lui aussi épaulée auparavant.
Donald Trump tente de consolider son emprise sur le Parti républicain en soutenant, lors de primaires, les candidats qui lui sont favorables face à ceux de la droite républicaine plus modérée, avec un succès pour l’instant mitigé.
Trump est aussi venu soutenir la candidate Kelly Tshibaka, qui souhaite détrôner Lisa Murkowski, l’une des rares sénatrices républicaines à avoir voté en faveur de la destitution de Donald Trump en janvier 2021, à la suite de l’assaut du Capitole.
Dans son discours, le milliardaire a pilonné Lisa Murkowski, souligné la bonne santé de l’économie sous son mandat, s’est félicité des récentes décisions de la Cour suprême et a fustigé l’« échec retentissant » de la présidence de Joe Biden.

