Le scandale entourant la Banque Nationale de Crédit (BNC) s’enflamme alors que les avocats de Smith Augustin, désigné pour prendre la présidence du Conseil de la transition (CPT) le 7 octobre prochain, dénoncent une campagne de diffamation à son encontre. Selon eux, cette affaire a été fabriquée de toutes pièces pour saboter l’accession de leur client à la tête du CPT dans le cadre de la présidence tournante.
Maîtres Martine Chevalier et Mario Delcy, les représentants légaux de Smith Augustin, n’ont pas mâché leurs mots en accusant l’ancien président du conseil d’administration de la BNC, Raoul Pierre-Louis, de fomenter ce qu’ils qualifient de « narrative mensongère ». Selon eux, Pierre-Louis instrumentalise l’affaire pour protéger ses propres intérêts. Ils le décrivent comme l’un des principaux instigateurs des fausses accusations visant leur client.
Raoul Pierre-Louis, quant à lui, a publiquement demandé le renforcement de sa sécurité, affirmant être menacé dans cette affaire. Il réclame également la démission immédiate des trois conseillers-présidents du CPT avant d’accepter toute confrontation devant les enquêteurs de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC). Ce rebondissement, perçu comme une tentative de détourner l’attention des véritables enjeux, a accentué la controverse.
Les avocats de Smith Augustin insistent sur le fait que leur client est victime d’une machination politique visant à l’empêcher de jouer son rôle au sein du gouvernement de transition. Ils appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette affaire, qu’ils qualifient de manipulation orchestrée à des fins politiques.

