La transition se retrouve ainsi à un point critique, où les divisions internes et les contestations menacent de compromettre non seulement la formation du CEP, mais aussi l’ensemble du processus électoral. Les jours à venir seront déterminants pour l’avenir politique d’Haïti, alors que le pays continue de chercher une voie vers la stabilité.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) se trouve dans une impasse, et la situation de la transition politique devient de plus en plus critique.
Le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Edgard Leblanc Fils, avait annoncé que l’arrêté officialisant la nomination des membres du prochain CEP serait publié cette semaine. Pourtant, aucune décision concrète n’a été prise, et plusieurs secteurs continuent de contester les choix effectués pour leurs représentants. Seuls l’Église catholique et la Presse semblent épargnés par ces contestations.
Dans le secteur des droits humains, par exemple, le Centre Karl Lévêque (SKL) a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « manœuvres désespérées » de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH). Cette dernière rejette l’élection de Me Gédéon comme représentant du secteur des droits humains au CEP, une position que le SKL estime fallacieuse et destinée à semer la confusion. Le SKL appelle le CPT à ne pas céder à ces pressions.
Le vent de la division souffle aussi très fort dans le secteur des femmes, du vodou, des protestants et autres.
L’avenir de la transition semble sérieusement compromis, selon Himmler Rébu, dirigeant du GREH. Hier, l’ex-colonel a déclaré que l’échec de la transition était inévitable, accusant les dirigeants actuels de servir des intérêts étrangers, notamment ceux des États-Unis. Rébu critique ouvertement le CPT, qu’il décrit comme enlisé dans des scandales, ainsi que le Premier ministre Garry Conille, qu’il accuse de ne prendre aucune mesure pour rétablir la sécurité dans le pays ou organiser des élections.

