Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté lundi pour prolonger d’un an le mandat de la force multinationale dirigée par le Kenya en Haïti. Cette mission, composée de près de 400 policiers kényans, soutenus par une vingtaine de policiers et soldats jamaïcains, lutte contre les gangs criminels qui contrôlent jusqu’à 80 % de la capitale haïtienne. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, la violence des gangs a explosé, entraînant une vague de meurtres, d’enlèvements et de viols.
Malgré des progrès limités, le président du conseil présidentiel de transition, Edgard Leblanc Fils, a souligné à l’ONU que la sécurité restait une préoccupation majeure, les Haïtiens vivant encore dans la peur. Il avait demandé la transformation de cette mission en une véritable force de maintien de la paix de l’ONU, un appel ignoré dans la résolution finale. Avec un effectif encore loin des 2500 agents promis, la mission fait face à des défis de financement et d’effectifs, mais son mandat est maintenant prolongé jusqu’en octobre 2025.

