Depuis janvier 2024, au moins 3 661 personnes ont été tuées en Haïti, atteignant des niveaux de violence sans précédent, d’après un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme publié le 27 septembre 2024. Ce chiffre alarmant reflète la gravité de la situation sécuritaire dans le pays, notamment dans des zones telles que Port-au-Prince et l’Artibonite, où la violence des gangs continue de ravager les communautés.
Le Haut-Commissaire, Volker Türk, a exprimé sa profonde inquiétude, soulignant que « chaque vie perdue dans cette violence insensée est une tragédie ». Il a également salué les efforts en cours, comme la mise en place de la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti (MMAS), dont 430 membres ont déjà été déployés. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de renforcer la mission avec des équipements et des effectifs suffisants pour contrer efficacement l’influence des gangs armés.
Le rapport pointe du doigt l’augmentation des violences sexuelles, souvent utilisées par les gangs pour intimider et contrôler les populations. En parallèle, des milliers d’hectares de terres agricoles ont été abandonnés à cause de l’extorsion, exacerbant la crise alimentaire dans le pays.
M. Türk a également appelé les autorités haïtiennes à renforcer la police et les institutions étatiques pour restaurer l’État de droit. Il a insisté sur l’importance de protéger les enfants recrutés par les gangs et de lutter contre les violences sexuelles.

