Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en Haïti est au bord de la rupture. Le Collectif du 30 janvier, a demandé à son représentant, Edgard Leblanc fils, de se retirer du CPT, un geste qui souligne l’ampleur des tensions internes. Cette demande fait suite au refus de trois conseillers, accusés de corruption par l’ULCC (Unité de Lutte contre la Corruption), de démissionner. Le scandale compromet la crédibilité du CPT, déjà fragilisé par une série de crises.
Edgard Leblanc fils, président actuel du CPT, refuse de signer la résolution pour transférer la présidence à son collègue Leslie Voltaire, prévue ce lundi. Dans une vidéo, Leblanc a affirmé qu’il ne signera aucun document en présence des conseillers soupçonnés de corruption, accentuant la paralysie au sein de l’institution.
Face à cette impasse et à la perte de confiance de la population, le CPT, déjà très impopulaire, pourra-t-il survivre ? Tandis que le pays traverse des crises majeures, cette nouvelle tempête politique pourrait être le coup de grâce pour un Conseil en proie aux scandales et aux rivalités internes.

