Dans une déclaration adressée à la nation, le Premier Ministre haïtien, Dr. Garry Conille, a exprimé son opposition à la décision du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) de le destituer, la qualifiant d’illégale.
Selon Conille, qui avait tenté sans succès d’empêcher l’impression du décret présidentiel, cette mesure viole la Constitution, qui stipule que seul le Parlement peut révoquer un Premier Ministre par démission ou motion de censure, et non le CPT.
Il souligne que l’Accord du 3 avril 2024 et le Décret du 27 mai 2024, qui régissent la période de transition, n’accordent pas au CPT le pouvoir de démettre un Premier Ministre en place. Dans un contexte de crise grave marqué par l’insécurité, les gangs, et une crise humanitaire,
Conille appelle au respect des institutions et des accords pour éviter de déstabiliser davantage le pays. Il réaffirme son engagement pour la paix et la stabilité d’Haïti, se disant prêt à collaborer avec les acteurs politiques et sociaux afin de trouver une issue à la crise actuelle, tout en rejetant toute tentative de déstabilisation.

