Dès 2 heures du matin, la Police nationale d’Haïti avait déployé un dispositif de sécurité renforcé sur plusieurs axes stratégiques. Des checkpoints ont été installés sur l’avenue Panaméricaine, à Poste-Marchand, et dans les zones sensibles de Pétion-Ville. Les agents étaient équipés d’armements lourds et positionnés de manière à quadriller efficacement le territoire.
L’interception initiale a eu lieu près de l’Hôtel Oasis, où un camion transportant des bandits a été repéré. Dix criminels ont été immédiatement neutralisés lors du premier échange de tirs. Les policiers ont récupéré un arsenal significatif comprenant trois fusils kalachnikov, plusieurs centaines de munitions, un drone de reconnaissance et divers équipements tactiques.
Les habitants ont rapidement rejoint l’intervention policière. À la 2e ruelle Rivière, des civils ont activement chassé les bandits réfugiés dans l’ancienne clinique du Dr Claude Démesmin. Certains quartiers ont mis en place des barrages spontanés, fouillant systématiquement les véhicules suspects.
Les brigades de vigilance, inspirées du mouvement « Bwa Kale », ont quadrillé les zones de Bourdon, Lalue et Canapé-Vert. Ces groupes citoyens ont collaboré étroitement avec la Police nationale d’Haïti, signalant les mouvements suspects et aidant à traquer les bandits en fuite.
Une riposte sans précédent
Au total, 28 bandits ont été tués durant cette opération, selon le porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazarre. Les corps jonchaient les rues, certains calcinés, d’autres mutilés, témoignant de la violence des affrontements. Cette attaque faisait suite à des menaces proférées sur les réseaux sociaux par la coalition de gangs « Viv Ansanm », dirigée par Jimmy Chérizier « Barbecue ».
Les zones de Juvénat, Canapé-Vert et Delmas ont été complètement verrouillées. Les axes routiers étaient fermés, avec des contrôles stricts à chaque point de passage. Les piétons étaient systématiquement fouillés, dans une atmosphère de tension maximale.
La PNH a lancé un appel à la population : rester vigilante, signaler tout mouvement suspect et ne pas hésiter à collaborer avec les forces de l’ordre. Le petit commerce et les activités commerciales étaient totalement paralysés, reflétant l’intensité de la menace.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit alarmé par l’escalade de la violence. Il a réaffirmé son soutien à la Police nationale haïtienne et à la Mission multinationale de soutien à la sécurité, appelant à un soutien financier et logistique urgent.
Malgré la violence, les opérations humanitaires se poursuivent. Le Programme alimentaire mondial a continué de distribuer des repas chauds aux personnes déplacées, démontrant la résilience face à la crise.
La situation demeure critique, mais le dispositif sécuritaire a clairement démontré sa capacité à repousser une attaque de grande ampleur. Les autorités restent en état d’alerte maximale, déterminées à endiguer la menace des gangs armés qui terrorisent Port-au-Prince.

