Le poète et romancier haïtien Anthony Phelps est décédé ce 12 mars à l’âge de 96 ans. Exilé sous la dictature de François Duvalier, il a consacré sa vie à dénoncer les injustices à travers une poésie engagée et mondialement reconnue.
Auteur de dix-huit recueils de poèmes et plusieurs romans, il a marqué la littérature haïtienne avec des œuvres comme Mon pays que voici. Cofondateur du groupe Haïti Littéraire, il s’est démarqué en s’opposant à la négritude duvaliériste. Son engagement lui a valu l’emprisonnement avant son exil au Canada.
Lauréat de nombreux prix, dont le Grand Prix de poésie de l’Académie française, il laisse une œuvre forte, témoin de l’histoire douloureuse d’Haïti. Pour lui, « la poésie est une création humaine » – une création qu’il aura sublimée toute sa vie.

