(Washington) Les États-Unis ont confirmé samedi une nouvelle frappe aérienne contre un bateau soupçonné de narcotrafic dans les Caraïbes, tuant ses trois occupants. L’opération, ordonnée par l’administration Trump, porte à au moins 65 le nombre de morts recensés depuis le lancement, début septembre, de cette campagne militaire controversée.
Selon le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, le navire ciblé « transportait des stupéfiants » et « évoluait sur une route connue du trafic de drogue ». Les victimes, qualifiées de « narco-terroristes », auraient été tuées dans les eaux internationales. Washington promet de « poursuivre et d’éliminer » les trafiquants, comparant cette stratégie à la lutte contre Al-Qaïda.
Mais la légalité de ces frappes, menées sans mandat international ni procédure judiciaire, est vivement contestée. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé de possibles « exécutions extrajudiciaires » et exigé des enquêtes indépendantes.
Alors que huit navires de guerre américains croisent dans la région, cette escalade ravive les tensions avec le Venezuela et la Colombie, accusés par Donald Trump de complicité passive dans le narcotrafic.

