Au lendemain de la tentative de coup d’État avortée contre le président béninois Patrice Talon, la capitale économique a retrouvé un calme relatif lundi matin. Deux hauts gradés de l’armée, pris en otage par les mutins retranchés près de la base de la Garde nationale, ont été libérés dans la nuit, selon des sources militaires.
Dimanche, des militaires avaient brièvement pris la télévision nationale pour annoncer la destitution du chef de l’État. Patrice Talon a assuré dans la soirée que la situation était « totalement sous contrôle », saluant l’intervention décisive du Nigeria, qui a mené des frappes et déployé des troupes pour soutenir l’armée béninoise.
La CEDEAO a annoncé l’envoi de renforts supplémentaires afin de préserver l’ordre constitutionnel, alors que la région ouest-africaine reste secouée par une série de putschs depuis 2020. Une douzaine de mutins ont été arrêtés, tandis que leur leader présumé, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est en fuite.
À quelques mois de la fin du second mandat de Patrice Talon, cette tentative de déstabilisation soulève de nouvelles inquiétudes dans un pays jusque-là présenté comme l’un des plus stables de la région.

