Face à l’urgence sanitaire, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) passe à l’action. À travers sa Direction de Promotion de la Santé et de Protection de l’Environnement (DPSPE), il lance le projet national « Pwòpte m se sante m » (Ma propreté, ma santé), une riposte structurée aux conditions d’hygiène alarmantes qui exposent chaque jour des milliers de personnes à des risques élevés d’infections et d’épidémies.
Prisons civiles surpeuplées, camps de déplacés livrés à la précarité, hôpitaux départementaux sous pression : ces espaces sont devenus des foyers potentiels de choléra, de gale, de parasitoses et d’autres maladies évitables. Le projet ambitionne d’y instaurer durablement des conditions sanitaires dignes, en misant sur une réduction coordonnée et mesurable des risques.
Quatre axes guident l’intervention. D’abord, un assainissement intensif des prisons civiles pour restaurer des standards d’hygiène élémentaires. Ensuite, un accompagnement sanitaire régulier dans les principaux camps de déplacés de Port-au-Prince, avec des services d’assainissement pérennes et l’installation de postes fixes de santé communautaire. Troisième levier : le déploiement de cliniques mobiles afin d’assurer aux personnes incarcérées un accès direct aux consultations, au dépistage et au suivi médical. Enfin, le renforcement strict des normes d’hygiène et de prévention des infections dans les hôpitaux départementaux.
Sur le terrain, les actions sont concrètes : décontamination et fumigation dans les prisons, réhabilitation de points d’eau potable, campagnes de nettoyage collectif et gestion des déchets dans les camps, dépistage de la tuberculose, des IST/VIH et de la gale via les cliniques mobiles, désinfection des zones critiques hospitalières et élimination sécurisée des déchets biomédicaux.
Avec « Pwòpte m se sante m », le MSPP rappelle une évidence trop souvent négligée : la santé commence par la propreté, et la prévention reste la meilleure des urgences.


